Communiqués de presse

LA CSEM EXPRIME DES PRÉOCCUPATIONS AU SUJET DE LA NOUVELLE CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES

MONTRÉAL, LE 14 NOVEMBRE 2013 — La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) a réitéré son opposition à la proposition de la nouvelle Charte des valeurs québécoises, décrite maintenant au projet de Loi 60 comme la Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement.

« Le fait que nous ayons une telle proposition de la part de notre gouvernement est profondément inquiétant » a déclaré la présidente de la CSEM, Angela Mancini. « Ceci est un affront aux droits de la personne et à la dignité humaine et transmet le contraire du message de tolérance que nous essayons de transmettre chaque jour à nos élèves. Nous avons des enseignants qui portent des symboles religieux, au travail, sans compter les élèves, et ceci n’affecte en aucune façon leur capacité d’avancer ».

Mme Mancini a souligné que le conseil des commissaires de la CSEM a déjà adopté, à l’unanimité, une résolution en automne dernier, s’opposant à la proposition de la Charte. Au cours de réunions avec divers députés de l’Assemblée Nationale, la Présidente a réitéré notre opposition à ce projet de loi et continuera à exprimer les préoccupations de la CSEM à d’autres élus. Plusieurs de nos écoles ont vivement exprimé leur opposition à la proposition, notamment l’école secondaire Westmount où l’enseignante très populaire Furheen Ahmed porte un hijab.

En examinant les nouveaux changements à la proposition, Mme Mancini déclare qu’elle est troublée de leur ampleur. « Ces changements sont inacceptables et vont à l’encontre des valeurs de la CSEM. »

Mme Mancini et la vice-présidente, Sylvia Lo Bianco, ont l’intention de présenter un mémoire au nom de la CSEM au cours du processus de consultation à l’Assemblée Nationale du Québec.

Le fait que l’interdiction de symboles religieux ait été élargie pour inclure non seulement les couvre-chefs et les bijoux religieux mais aussi les vêtements et « autres parures » préoccupe Mme Mancini. « Je ne suis pas à l’aise avec le fait que le gouvernement s’attend à ce que nous appliquions une loi qui exige que notre personnel ne porte pas tous symboles religieux qui sont importants pour leurs propres convictions personnelles. »

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Michael J. Cohen
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