Communiqués de presse

UNE ENSEIGNANTE CHEVRONNÉE DE LA CSEM DÉLÉGUÉE EN UGANDA POUR UN PROJET D’ALPHABÉTISATION

MONTRÉAL, LE 5 AVRIL 2006 — Judy Labow Wugalter, enseignante de longue date de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), fera partie d’une délégation de quatre personnes qui se rendra en Uganda, l’été prochain, pour apprendre aux jeunes enfants à lire.

Mme Labow Wugalter a enseigné au réseau d’éducation public pendant près de 40 ans. Elle occupe actuellement le poste de responsable de l’école de psychiatrie familiale et infantile de l’Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis, qui est administrée conjointement avec la CSEM. Elle sera accompagnée dans ce voyage, qui est auto-financé par les participants, par Jessica Gantz, ergothérapeute de l’hôpital, Melanie Thomas, étudiante en quatrième année de la Faculté des sciences de l’Éducation de l’Université McGill et Robert Feinstein, enseignant retraité de lettres du Collège régional Champlain.

Les bénévoles travailleront dans deux localités : une école rurale près de Kampala et un village pauvre portant le nom de Namuwongo. À son retour, Mme Labow espère sensibiliser les élèves et les patients aux différences culturelles, par le biais d’un projet d’alphabétisation offrant une présentation phonique et illustrée de son expérience en Uganda.

Le projet est divisé en quatre parties :

  • Le projet I portera sur l’alphabétisation par le biais de la chanson. Des enfants du service psychiatrique pour enfants de l’Hôpital général juif enregistreront une variété de chansons qui avaient été choisies pour être enseignées aux enfants/adolescents pauvres de l’Uganda. Les textes des chansons seront utilisés pour enseigner ou améliorer l’alphabétisation à Namuwongo, Uganda.
  • Le projet II vise à élaborer un programme de lecture pour débutants avec de courts textes et dessins préparés par des jeunes des écoles rurales et des bidonvilles. Il aidera à former les adultes de Namuwongo et à former les enfants illettrés qui ne peuvent pas fréquenter l’école.
  • Pour le projet III, les enfants/adolescents de Namuwongo prendront des photographies de leurs familles et de l’environnement des bidonvilles. Les photos seront développées et les membres du projet agiront comme personnes-ressources pour aider les enfants/adolescents à rédiger le texte qui accompagnera leurs photos. L’équipe de Mme Wugalter désire acheter ou obtenir des caméras Polaroid pour cette étape.
  • Dès son retour au Québec, la délégation tentera d’obtenir des fonds pour produire, relier et laminer des brochures pour les projets II et III et un manuel pour le projet II. Une deuxième partie du projet III portera sur la lecture d’un roman canadien aux et avec les adolescents de l’école secondaire rurale et de Namuwongo.

  • Au projet IV, une variété d’équipements et de jeux sera utilisée pour rehausser les habiletés motrices globales et fines, améliorer la coordination des jeunes de l’Uganda et introduire le plaisir et le divertissement.
  • La méthode phonique/histoire du projet II peut être utilisée comme prototype d’enseignement à n’importe quel groupe d’enfants de n’importe quel pays. Les enfants illettrés de l’Uganda commenceront à s’alphabétiser. L’estime de soi et l’importance de la communauté seront des objectifs réalisés. En outre, les enfants du Québec entendront et apprendront des chansons enregistrées par des enfants africains.
  • Le matériel des projets II et III sera publié sous forme de brochures et utilisé comme matériel didactique à l’Hôpital général juif ou toute autre école intéressée. Un groupe de près de 20 personnes ne sachant pas lire sera choisi. Ils apprendront les formes et les sons de toutes les lettres de l’alphabet et passeront ensuite des mots composés de consonnes et de voyelles à une lecture plus complexe.

    Un groupe de près de 10 élèves de l’école rurale et de 20 adolescents de Namuwongo liront et discuteront un roman canadien.

    Le projet est entrepris en partenariat avec le Forum global sur la collaboration internationale (FGCI).

    Mme Labow Wugalter précise que M. Feinstein et elle étaient en Afrique l’été dernier en tant que touristes et qu’ils avaient passé un certain temps au sud de l’Uganda, conscients de la violence qui régnait au nord du pays, fief de la Lord’s Resistance Army (LRA) qui faisait régner un climat de violence et de terreur. À leur retour au pays, ils ont entendu parler d’un évènement intitulé Gulu Walk organisé par les élèves des universités Concordia et McGill. Gulu est une ville au nord de l’Uganda où les enfants se rendent avant la tombée de la nuit, se déplaçant à pied sur plus de 20 km sans aucune supervision adulte vers un lieu où ils pensent passer la nuit en sécurité. Ce déplacement temporaire nocturne a détruit les rôles culturels et de famille et a privé une entière génération d’enfants des avantages de l’éducation primaire.

    Au cours de la Gulu Walk, Mme Labow Wugalter a été approchée par Awel Uwihanganye, activiste de l’Uganda qui l’a convaincue de faire ce voyage. « J’ai 65 ans et Bob est âgé de 63 ans et nous sommes en compagnie de deux personnes beaucoup plus jeunes Jessica, 25 ans, et Melanie, 21 ans. C’est une occasion qui ne se présente qu’une fois dans la vie pour nous tous.»

    Le groupe accepte avec plaisir des dons en argent et en fournitures. Stuart Nulman, conseiller en communications de la CSEM et critique littéraire à CJAD, lui a remis plus d’une douzaine de livres pour son voyage en Uganda. Le directeur de l’école primaire Elizabeth Ballantyne de Montréal-Ouest a trouvé un donateur qui a contribué 500 $ au coût du conteneur qui transportera par bateau le matériel de la délégation. Pour plus de renseignements, Mme Labow Wugalter peut être rejointe au (514)340-8222, poste 5336 ou par courriel à judylabowwugalter@hotmail.com.



    Michael J. Cohen
    Spécialiste en communications et marketing
    Commission Scolaire English-Montréal
    Téléphone: (514) 483-7200, poste 7243
    Télécopieur: (514) 483-7213
    Courriel: mcohen@emsb.qc.ca