Communiqués de presse


LA PRÉSIDENTE DE LA CSEM DEMANDE AUX PARTIS POLITIQUES D’ACCORDER PLUS D’ATTENTION AUX COMMISSIONS SCOLAIRE PUBLIQUES

MONTRÉAL, LE 15 AOÛT 2012 La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) exprime sa préoccupation au sujet de la façon dont les commissions scolaires publiques sont représentées au cours de la campagne électorale provinciale.

« Nous offrons peut être l’un des plus importants services à la société » déclare la présidente de la CSEM, Angela Mancini « et qui est d’éduquer nos enfants. Je pense que nous nous acquittons très bien de cette tâche, mais en suivant le déroulement de la campagne électorale, ce fait ne semble pas être reconnu. »

Mme Mancini déclare qu’elle demandera d’avoir des rencontres avec des représentants des principaux partis politiques pour discuter de l’importance du réseau d’éducation publique.

Mme Mancini souligne qu’en 2002, le Parti Québécois a introduit la Loi 104, qui a annulé un soi disant échappatoire de la Charte de la langue française, qui permettait à certains élèves qui n’étaient pas admissibles à l’enseignement en anglais d’obtenir ce droit en fréquentant une école privée anglaise non subventionnée pendant au moins un an. Un grand nombre d’entre eux a rejoint les écoles publiques anglaises, mais cette loi a mis fin à cette option. « Notre Commission avait plus de 27 000 élèves avant que la loi ne soit adoptée » souligne Mme Mancini. « Les prévisions de cette année portent ce chiffre à moins de 20 000. Entre 2007 et 2017, la CSEM prévoit perdre plus de 4 600 élèves, soit 20 pour cent de son effectif scolaire alors que les commissions scolaires francophones auront une augmentation de 13 000 élèves ou

13 pour cent pour la même période. Notre réseau scolaire anglophone a été profondément touché et, maintenant, le PQ propose de durcir encore plus les lois linguistiques et de restreindre l’accès à nos programmes d’éducation aux adultes et de formation professionnelle. Ceci est encore une autre tentative d’affaiblir le réseau public d’éducation anglophone et, en même temps, de signifier aux adultes qu’ils n’ont pas le droit à un libre choix. »

Quant à la Coalition Avenir du Québec, Mme Mancini déclare être en complet désaccord avec le plan de François Legault d’abolir les commissions scolaires. « C’est le même M. Legault qui a introduit la Loi 104 alors qu’il était membre du PQ » déclare Mme Mancini. « En premier lieu, l’abolition des commissions scolaires anglophones est anticonstitutionnelle et il devrait le savoir. Ses plans pour remplacer les commissions scolaires ne sont pas clairs. Les commissions scolaires servent une cause très importante et, dans le cas de la communauté anglophone, nous représentons l’un des derniers organismes anglophones élus. »

La CSEM aimerait recevoir une réponse claire du parti Libéral du Québec quant à ce qu’il a planifié pour les commissions scolaires publiques. « Des élections scolaires devaient avoir lieu en novembre dernier » déclare Mme Mancini. « Elles ont été remises sans qu’il y ait de réponse précise quant à la tenue des prochaines élections. Nous attendons toujours une réponse à cette importante information. »

 

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Michael J. Cohen
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