Communiqués de presse


LA CSEM RÉAGIT À LA TRAGÉDIE DU TSUNAMI

MONTRÉAL, LE 11 JANVIER 2005- La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) a dévoilé un plan d’action pour les écoles et les centres des adultes en relation aux conséquences tragiques du tsunami en Asie du Sud-Est.

Quatre écoles primaires – Carlyle à Ville Mont-Royal, Coronation à Côte-des- Neiges, Parkdale de Saint-Laurent et Sinclair Laird de Parc-Extension et deux écoles secondaires – l’Académie LaurenHill de Saint-Laurent et l’Académie Marymount de N.D.G. – comptent un grand nombre d’élèves qui ont de la famille dans la région dévastée par le tsunami. Ceci s’applique aussi à la plupart des centres de formation des adultes et de formation professionnelle qui ont de forts effectifs d’immigrants.

Les représentants de la CSEM ont assisté aujourd’hui à une cérémonie qui s’est déroulée à l’école Carlyle, dont plus de 75 pour cent des élèves ont de la famille qui réside dans les régions dévastées et des parents d’au moins deux à trois élèves par classe ont perdu la vie.

" La Commission scolaire English-Montréal a été profondément affectée par l’énormité de la tragédie du tsunami en Asie du Sud-Est " a déclaré M. Antonio Lacroce, directeur de la CSEM. " Un grand nombre de familles de notre communauté de la CSEM qui ont des parents au Sri Lanka, aux Indes, en Indonésie, en Thaïlande et dans d’autres régions dévastées ont été profondément affectées par la gravité de ce désastre. Nos pensées et nos prières les accompagnent ".

" En tant que commission scolaire axée sur la famille et en tant que communauté, nous nous engageons à soutenir l’Asie du Sud-Est ainsi que les familles de notre personnel et de nos élèves par tous les moyens à notre disposition ".

M. Dominic Spiridigliozzi, président de la CSEM a souligné que, bien qu’il nous incombe à tous de jouer un rôle, cette responsabilité incombe particulièrement aux éducateurs.

" Des 150,000 personnes qui ont perdu la vie, 50,000 étaient des enfants et ceci nous touche profondément. Rien que dans la province indonésienne d’Aceh, 420 écoles ont été détruites et 1000 enseignantes et enseignants ont perdu la vie. Cette tragédie nous fait réaliser les grâces du monde où nous vivons ".

Dans un mémorandum adressé aux directions d’école, M. Lacroce a prié instamment les écoles et les centres d’engager les élèves émotivement, spirituellement et intellectuellement. " Il est difficile de comprendre et d’accepter qu’il y a des événements qui ne peuvent pas être contrôlés ou prévus et qui ne sont pas facilement résolus, prévenus ou même compris " déclare-t-il. " En tant qu'êtres humains, nous désirons tous nous engager en une action positive et constructive afin d’alléger notre sentiment de désespoir et d’impuissance ".

Toute la communauté scolaire – personnel, élèves et parents – a été encouragée à s’engager à des activités de levées de fonds dans le but d’envoyer des dons aux victimes des pays ravagés " C’est en donnant que nous recevons " déclare M. Lacroce.

À cet effet, il a été recommandé aux écoles de considérer faire des dons à la Croix Rouge (www.redcross.ca), Vision du Monde (www.visionmondiale.ca), UNICEF (www.unicef.org) etc. " Nous reconnaissons aussi les efforts du grand nombre de personnes de notre communauté scolaire qui se sont déjà engagés ou contribué financièrement aux efforts d’aide au désastre. " ajoute M. Lacroce.

M. Lew Lewis, directeur des services aux élèves de la CSEM, souligne que les animatrices et animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire de son service sont actuellement en train d’organiser diverses activités dans les écoles. Il a aussi dépêché les membres de l’équipe de soutien en cas d’événements traumatisants dans les écoles qui comptent des élèves qui ont été directement affectés par la tragédie.

" Nous avons passé plusieurs heures à suivre ce désastre à la télévision, à la radio, à l’Internet et nous pouvons nous considérer comme des victimes secondaires et ressentir les effets du stress " déclare M. Lacroce. " Il est important de comprendre que, suite à un événement traumatisant, même si une autre personne a été touchée, il est normal de le ressentir personnellement. Bien que chaque personne réagisse différemment, selon sa propre personnalité et son expérience de la vie, il y a une vaste gamme de sentiments et de réactions qui sont générés par ces événements horribles. Ceux qui sont particulièrement vulnérables à cause d’expériences vécues peuvent souffrir de stress post-traumatique ".

M. Lacroce a déclaré qu’il était important pour les directions d’école et de centres d’être sensibles aux réactions communes au stress et d’alerter leur personnel et leur communauté en général afin de les aider à vivre cette expérience ainsi qu’à comprendre et à aider les personnes qui pourraient être plus profondément affectées. Les écoles et les centres ont reçu une imposante documentation à cet effet et elles sont encouragées à distribuer ces documents selon les besoins.



Michael J. Cohen
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