Communiqués de presse


LA CSEM DÉNONCE LA TENTATIVE DU GOUVERNEMENT DE RESTREINDRE LES POUVOIRS D’UNE INSTITUTION DÉMOCRATIQUEMENT ÉLUE

MONTRÉAL), 4 DÉCEMBRE 2015 – La Commission scolaire English-Montreal (CSEM) dénonce les propositions déposées aujourd’hui par le gouvernement du Québec visant à restructurer les commissions scolaires en limitant le droit du public d’élire les commissaires au sein de ces institutions. Le projet de loi, déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Éducation François Blais, ne propose rien qui pourrait améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et faciliter la réussite scolaire. De plus, ce projet de loi pourrait également mettre en péril le système d’éducation anglophone dont les écoles se classent, année après année, parmi les meilleures du Québec, tant du côté de la qualité des institutions que des résultats scolaires obtenus par leurs élèves.

« Je suis profondément déçue de la proposition du ministre Blais qui joue avec la structure démocratique des commissions scolaires. Cependant, je ne suis pas surprise, mentionne Angela Mancini, présidente de la CSEM. En effet, le ministre a catégoriquement refusé de nous rencontrer et de nous consulter sur les problèmes qu’il souhaite régler dans notre système d’éducation afin de plancher sur des solutions appropriées et pratiques. Le résultat est que le projet de loi déposé aujourd’hui ne nous permettra pas d’atteindre les objectifs que s’était fixés le gouvernement pour améliorer les conditions et les perspectives d’apprentissage pour les futures générations d’élèves à travers la province. »

L’implication de la communauté dans la gouvernance des commissions scolaires du Québec est déjà bien réelle. La proposition du ministre de limiter le nombre de sièges des commissaires élus démocratiquement sur les nouveaux conseils scolaires réduit le droit de l’ensemble des citoyens, qu’ils soient parents ou non, de faire entendre leur voix sur la structure et la gestion de ces piliers de notre société. La CSEM apprécie la contribution inestimable des commissaires parents qui siègent actuellement sur nos conseils. Nous désirons donc poursuivre cette coopération à l’intérieur d’une structure qui protège le droit de l’ensemble des citoyens de s’impliquer dans la gestion de nos écoles.

Les commissaires élus sont investis de la légitimité démocratique nécessaire pour sauvegarder les valeurs et les traditions culturelles et linguistiques des communautés qu'ils desservent. Cette responsabilité déléguée leur donne les moyens de gérer les politiques des commissions scolaires et des programmes qui déterminent les paramètres de la réussite continue des élèves. Ce contrôle est de la plus haute importance pour les communautés anglophones et allophones, en plus d’être garanti par leurs droits constitutionnels.

« Notre commission scolaire est prête à aller aussi loin qu’il le faudra pour défendre les droits de l’ensemble des membres de sa communauté de participer à la gouvernance de nos écoles, insiste madame Mancini. Le gouvernement a choisi de manière unilatérale une solution à un problème qui, bien franchement, n’existe tout simplement pas. Le fait qu'une institution démocratiquement élue tente d’en restreindre sévèrement une autre est tout simplement inacceptable. Nous demandons aux membres de l'Assemblée nationale de travailler avec nous et nos partenaires francophones afin de modifier ce projet de loi dans le cadre de consultations générales à l'Assemblée nationale et de concentrer nos efforts sur ce qui compte vraiment – les méthodes qui nous permettront d’améliorer les conditions de nos systèmes scolaires pour nos jeunes. »



Michael J. Cohen
Spécialiste en communications et marketing
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