Communiqués de presse


La convergence des voix montréalaises vers un nouveau pacte scolaire avec le gouvernement

Montréal, le 7 avril 2016 - Les présidentes et présidents des six commissions scolaires francophones et anglophones de Montréal et de Laval font converger leur voix dans un mémoire commun qui représente 283 000 élèves, 508 écoles, 40 500 employés et un budget de 2,5 milliards de dollars. Ces présidentes et présidents ne croient pas qu’il soit dans l’intérêt des parents, des enfants, du personnel et, à terme, des contribuables montréalais et lavallois d’éliminer un échelon démocratique de notre société. Ils partagent cependant la majorité des préoccupations du gouvernement et souhaitent prendre activement part à un nouveau pacte entourant la refonte de la gouvernance et de la gestion des commissions scolaires.

Ils sont par contre conscients que le statu quo n’est plus possible. Les élections scolaires doivent être bonifiées de manière à permettre une participation accrue des citoyens à l’exercice démocratique. C’est donc d’une seule voix qu’ils réclament l’arrimage des élections scolaires et municipales afin de limiter les coûts liés à l’organisation de ces scrutins et d’augmenter les taux de participation aux élections. Cet arrimage, en vigueur dans la quasi-totalité des provinces canadiennes, fait en sorte que les taux de participation aux élections scolaires et municipales oscillent entre 30 % et 50 %.

Rappelant que les commissions scolaires de Montréal sont résautées à travers le Comité de gestion de la taxe scolaire de l’Île de Montréal (CGTSIM) et que ce comité permet des économies d’échelle importantes tout en dégageant des sommes qui sont réinvesties dans les milieux défavorisés, les présidentes et présidents de la région montréalaise tiennent par ailleurs à souligner que l’imputabilité liée à la perception et à la redistribution de cette taxe exige le maintien d’élus scolaires.

Les élus scolaires sont favorables au fait d’accorder un droit de vote aux parents siégeant au conseil des commissaires puisqu’ils sont convaincus que les parents doivent jouer un rôle primordial dans la gouvernance de notre système scolaire public.

Les commissaires élus francophones et anglophones reconnaissent l’article 23 de la Charte constitutionnelle :

« Les commissions scolaires publiques anglophones du Québec témoignent des droits constitutionnels des parents et des enfants anglophones de recevoir et de maintenir leur instruction en anglais par la gestion et le contrôle des établissements scolaires anglophones. Nos commissions scolaires et les écoles sous leur responsabilité reflètent l’engagement face à la langue et à la culture anglaises afin de donner à nos élèves les outils nécessaires pour vivre, réussir et contribuer au Québec. » Nous considérons que les mêmes droits doivent s’appliquer aux citoyens francophones.
Ayant à cœur la promotion et la défense de la réussite et de la persévérance scolaires, les élus demeurent en tout temps disposés à collaborer avec toutes les instances et parties prenantes, afin d’améliorer le fonctionnement de l’école publique.

Ils ont entendu, en commission parlementaire, de nombreux acteurs-clés appeler le gouvernement à la prudence. Chercheurs en éducation, syndicats, Conseil supérieur de l’éducation, Directeur général des élections, présidents de MRC et élus municipaux, nombreuses sont les instances qui ont cru bon rappeler au ministre le rôle joué localement par les élus scolaires et le danger lié à leur abolition. Comme l’a rappelé M. Paul Gérin-Lajoie, le fondateur et premier titulaire du ministère de l’Éducation :

« S’il y a un grand absentéisme aux élections, est-ce que ça ne pourrait pas être, dans bien des cas, que le public ne sent pas le besoin d’exprimer son vote parce qu’il est satisfait de l’administration scolaire? […] Je me méfierais, je me permets de le dire, d’un système de commissions scolaires où les commissaires seraient nommés par des autorités, quelles qu’elles soient, et quelle que soit leur autorité en la matière qui les a fait élire […] Je voudrais tout respectueusement, mettre en garde contre un système qui nommerait ou prévoirait la nomination des commissaires d’école par des autorités quelconques. »

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Liens vers les commissions scolaires pour accéder au Mémoire :
www.cspi.qc.ca
http://csdm.ca/
www.cslaval.qc.ca
www.swlauriersb.qc.ca
www.emsb.qc.ca
www.lbpsb.qc.ca

Renseignements :

Michael J. Cohen Christine Mitton
Spécialiste en communication Conseillère stratégique
et marketing, EMSB Bureau de la présidence, CSDM
514 483-7200, poste 7243 514 596-6000, poste 6025
Cell.: 514 378-0218
mcohen@emsb.qc.ca mittonc@csdm.qc.ca

Annexe

Six grands principes qui devraient régir les actions communes des élus gouvernementaux et scolaires :

1. L’éducation appartient à la population : en ce sens, tous les citoyens devraient avoir le droit d’exercer leur liberté démocratique en participant à la sélection de ceux qui prendront les décisions en matière d’éducation.

1. La réussite des élèves est au cœur des actions des élus scolaires : c’est pourquoi la connaissance du milieu, des intervenants, des réalités socio-économiques ou des clientèles vulnérables représente un défi de tous les instants, un enjeu fondamental que les élus scolaires relèvent au quotidien avec énergie et rigueur.

1. Les cibles de persévérance et de réussite scolaire devront être atteintes : avec les équipes-écoles, les comités de parents, et bien sûr avec l’appui du ministère de l’Éducation, les commissaires scolaires sont en première ligne pour assurer l’atteinte de ces cibles, et ce, dans un contexte où chaque école, chaque quartier, chaque région vit des réalités nécessitant des solutions adaptées, de la souplesse et un sens de la réactivité qui doivent parfois franchir le cadre administratif habituel et donner lieu à des réponses innovantes.

1. L’éducation publique, au Québec, doit faire l’objet de changements : les élus scolaires sont en accord avec le fait de travailler sur des modifications importantes, essentielles, dans la façon de gérer le système public, et ils souhaitent collaborer avec le gouvernement pour mettre en place de nouvelles façons de faire qui viseront, d’abord et avant tout, l’amélioration de la réussite scolaire des élèves et de leurs conditions d’apprentissage.

1. La loi électorale et le mode d’élection des commissaires doivent être modifiés : les élus scolaires réclament depuis plusieurs années un renouvellement du système de votation pour favoriser une augmentation du taux de participation et réduire les coûts liés à la tenue de scrutins électoraux spécifiquement consacrés aux commissaires scolaires.

1. Les commissaires scolaires travaillent en étroite collaboration avec le personnel, les parents et les directions d’école : les élus souhaitent intensifier cette collaboration, rappelant que l’éducation appartient à l’ensemble de la population, mais qu’elle ne peut se passer de l’expertise des membres du personnel, des directions d’établissement et du point de vue essentiel des parents qui demeurent des partenaires privilégiés des écoles et des commissions scolaires.



Michael J. Cohen
Spécialiste en communications et marketing
Commission scolaire English-Montréal
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