Communiqués de presse


ROBOTIQUE, CODAGE ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE – ÊTRE FIN PRÊT POUR DEMAIN

MONTRÉAL, LE 26 JANVIER 2018C’est bien connu qu’à la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), la robotique joue un rôle clé aux niveaux primaire et secondaire – tant dans le cadre du programme d’études que des activités parascolaires – vers l’acquisition de vastes connaissances et d’une meilleure compréhension des sciences et de la technologie. Bon nombre de nos écoles se sont illustrées en participant à maintes compétitions de robotique non seulement dans la région de Montréal, de Québec et au Canada, mais aussi ailleurs dans le monde. Les nombreux prix et récompenses remportés en font foi.

Or, pour bien comprendre les rouages de la robotique et de l’intelligence artificielle, les élèves doivent se familiariser avec les processus antérieurs et postérieurs à la création d’un robot, tel le codage. Et l’acquisition de ces connaissances débute dès la maternelle.

À l’aube de la semaine des inscriptions à la maternelle et au primaire, qui se tiendra du 5 au 9 février, la CSEM a dévoilé de nouvelles initiatives des plus ambitieuses sous le thème « Robotique, codage et intelligence artificielle – Être fin prêt pour demain ».

« Le concept de codage et la robotique vont de pair », a déclaré la présidente de la CSEM Angela Mancini lors d’une conférence de presse tenue à l’école primaire Merton à Côte Saint-Luc.

La directrice adjointe des Services éducatifs et de la technologie (SET) à la CSEM, Anna Villalta, souligne que les élèves sont à l’avant-garde des plus récentes tendances et innovations dans le domaine de la robotique et des technologies. 

La décision d’annoncer cette initiative audacieuse à l’école Merton n’est pas le fruit du hasard. « Merton a été la première école à offrir la robotique dans le cadre de son curriculum; ce programme y est viable depuis 2003 », a précisé madame Mancini.

Cinq volets ont été dévoilés en lien avec la visée de la CSEM de prendre les devants en intégrant la robotique, le codage et l’intelligence artificielle au programme d’études des écoles primaires et secondaires.

PLATEFORME ÉDUCATIVE CoSPACE ROBOT

La CSEM deviendra la toute première commission scolaire au Canada à mettre en place une plateforme éducative CoSpace Robot. Utilisée dans plus de 20 pays tels le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Autriche, le Japon, la Suède, le Mexique et le Brésil, la plateforme CoSpace Robot aide les élèves à développer des compétences en informatique, de même qu’à les initier à la programmation, au codage et aux algorithmes, dans un cadre plus stimulant et amusant. Pour ce faire, on recourt à l’intégration des technologies de l’information et à l’apprentissage numérique fondé sur le jeu avec des robots éducatifs. Grâce à des environnements virtuels en 3D adaptables à la physique simulée du monde réel, une interface graphique interactive, un niveau élevé de codage par l’entremise du langage de programmation pour les utilisateurs avertis et des robots à la fois virtuels et réels, la plateforme CoSpace Robot permettra aux élèves de concevoir et de programmer leurs propres robots dans des environnements virtuels et réels.

PROJET DE ROBOT NAO POUR RÉPONDRE À DES BESOINS PARTICULIERS

La CSEM lance une nouvelle initiative en matière de robotique qui sera particulièrement avantageuse pour les élèves ayant des besoins particuliers. Le projet de robot NAO est le fruit d’une collaboration entre la CSEM et l’équipe du Dr Thierry Karsenti de l’Université de Montréal, appuyé par les Services éducatifs et de la technologie (SET) ainsi que les Services aux élèves.

NAO est un robot humanoïde qui sera programmé et codé par les élèves, avec le soutien du personnel des SET et en tenant compte des besoins spécifiques des élèves avec lesquels le robot sera appelé à interagir. Il est possible de programmer NAO pour qu’il réponde à des commandes, chante des chansons simples, lise des histoires, pose des questions, communique à l’aide du langage pragmatique approprié, exprime des émotions, et plus encore.

« Cette initiative marque un véritable tournant. Grâce à NAO, les élèves ayant des besoins particuliers pourront non seulement interagir avec un robot, mais aussi constater à quel point ces interactions contribueront à les stimuler », a déclaré Dr Karsenti. « Ce programme vise à recueillir des données en vue de nous permettre d’évaluer l’impact qu’aura NAO auprès de ces élèves, et de nous aider à mieux comprendre l’incidence que peut avoir un enseignement robotique progressif, adapté aux différents niveaux et fondé sur la pédagogie de la réussite. »

ROBOCUP INTERNATIONAL À MONTRÉAL

La Ville de Montréal sera l’hôte de la 22e édition de la Compétition et du Symposium RoboCup International du 17 au 22 juin au Palais des congrès. RoboCup se veut une initiative pédagogique destinée aux élèves au sein d’une communauté internationale qui promeut le talent en matière de robots entièrement autonomes, d’apprentissage automatique, de langages de programmation, et ce, en lien avec toutes les matières du programme STIAM (sciences, technologie, ingénierie, arts et mathématiques). La CSEM jouera un rôle primordial dans le cadre de cette prestigieuse compétition de robotique puisqu’elle figurera parmi les principaux partenaires de l’événement. Sara Iatauro, conseillère en robotique des Services éducatifs et de la technologie à la CSEM, agira à titre de présidente d’honneur par intérim dans le cadre de RoboCup 2018. Nos équipes dans la ligue RoboCupJunior Québec qui se sont qualifiées prendront part à la compétition lors de cet événement international, comme c’est le cas depuis 2001. D’autres élèves et enseignants de la CSEM auront la chance de participer  à des formations en robotique, des ateliers de codage, des séminaires, au symposium et à des activités de collaboration sur les nouvelles innovations en vue de parfaire leur savoir et leurs compétences. Élèves et enseignants seront transportés en autobus tous les jours afin de tirer parti de vastes possibilités d’apprentissage et de collaborations en compagnie d’enseignants, d’élèves et de chercheurs internationaux, de même que de partenaires RoboCup.

RoboCup 2018 sera sans contredit le plus grand événement consacré à la robotique et à l’intelligence artificielle qui se tiendra à Montréal cette année. À la lumière des éditions antérieures de RoboCup International, la Ville de Montréal et le Palais des congrès estiment que les retombées économiques de cet événement oscilleront autour de 10 millions de dollars. Ouvert au public, cet événement réunira plus de 4 000 participants RoboCup provenant de 35 pays et accueillera au-delà de 30 000 visiteurs venus des quatre coins du monde. Dr Changjiu Zhou, vice-président et administrateur de la Fédération RoboCup, est venu de Singapour pour assister à la conférence de presse. Dr Zhou est directeur du Centre de contrôle intelligent et de robotique de pointe de l’École polytechnique de Singapour ainsi que le pilier de l’initiative Smart Nation (ville intelligente) à Singapour et du conseil consultatif Asie-Pacifique de RoboCup.

NOUVELLES ÉCOLES STIAM

En janvier 2017, la CSEM avait tenu une conférence de presse afin d’annoncer son initiative STIAM (sciences, technologie, ingénierie, arts et mathématiques). À l’époque, ce projet pilote avait été mis à l’essai dans seulement deux écoles primaires, soit Général Vanier à Saint-Léonard et Pierre Elliott Trudeau à Rosemont.

Chapeautée par les conseillers pédagogiques Sara Iatauro, Nicholas Doyon et Chad Leblanc des Services éducatifs et de la technologie, cette initiative s’étend aujourd’hui à 15 écoles. Les nouvelles écoles ayant emboîté le pas sont : Elizabeth Ballantyne à Montréal-Ouest; Pierre de Coubertin, Honoré Mercier et John Paul I à Saint-Léonard; Coronation à Côte-des-Neiges; Westmount Park à Westmount; Carlyle à Ville Mont-Royal; Gardenview à Saint-Laurent; Michelangelo International à Rivière-des-Prairies; James Lyng (école secondaire) à Saint-Henri; Dalkeith à Anjou et Bancroft sur Le Plateau.

Lors de la conférence de presse, des élèves du primaire – et même de la maternelle – y sont allés d’une démonstration en direct sur le codage et les interactions avec ce « langage d’avenir ».

« Compte tenu que la technologie évolue à un rythme effréné, nous ignorons à quoi ressemblera le marché du travail dans le futur ou encore quels seront les choix de carrières clés », a précisé madame Mancini. « Or, en enseignant à nos élèves la technologie informatique et en les initiant au codage dès la maternelle, les parents sont à même de constater que nous avons à cœur de préparer leurs enfants à faire face à l’avenir. »

UBISOFT ET FUSION JEUNESSE

La CSEM est également heureuse d’annoncer un partenariat avec Ubisoft CODEX et Fusion Jeunesse. Ubisoft CODEX regroupe plusieurs initiatives destinées aux jeunes à tous les niveaux de leur parcours scolaire positionnant le jeu vidéo source de motivation et moteur d’apprentissage. Pour sa part, l’organisme Fusion Jeunesse mise sur l’apprentissage expérientiel en mettant sur pied des projets pédagogiques et innovants dans divers secteurs, y compris la robotique, la création de jeux vidéo, l’entrepreneuriat et le design de mode. Dès le début de la prochaine année scolaire, Fusion Jeunesse travaillera directement avec les professionnels d’Ubisoft afin de présenter certains aspects du jeu et du codage dans des écoles de la CSEM. Les élèves apprendront ainsi à créer des jeux vidéo qui graviteront autour d’enjeux tels que l’empathie et la résolution de conflits. Sur le plan pédagogique, ils aborderont les mathématiques, le français, l’anglais et l’histoire. Des développeurs de jeux vidéo d’Ubisoft agiront à titre de mentors auprès des jeunes afin de les accompagner dans leur apprentissage et partager leur passion pour leur métier. 



Michael J. Cohen
Spécialiste en communications et marketing
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