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Une élève de 4e secondaire de l’Académie LaurenHill établit un lien entre la COVID-19 et son projet d’expo-sciences

Harini Karthik.
Montréal - mardi, mai 19, 2020

Harini Karthik, élève de 4e secondaire à l’Académie LaurenHill de Saint-Laurent, présentera son projet lié à la COVID-19 dans le cadre de l’Expo STIM en ligne de Sciences jeunesse Canada 2020.

Profondément déçue que l’Expo-sciences régionale ait été annulée, Harini a tôt fait de sauter sur l’occasion de prendre part à cette expo-sciences nationale en ligne (https://youthscience.ca/fr/news/sciences-jeunesse-canada-lance-lexpo-stim-en-ligne) afin d’y présenter son projet. L’événement sera accessible à compter du 19 mai.    

Au départ, ce projet visait à améliorer l'efficacité des panneaux solaires en se penchant sur le matériau qui entre dans leur fabrication. Pour ce faire, le matériau en question se doit de minimiser la friction (ou la traînée) due aux fluides, tels que l'eau et les gaz. En expérimentant différentes structures morphologiques (motifs à l'échelle microscopique) de composants naturels, Harini est parvenue à réduire considérablement (environ de 83 %) la traînée entre le collembole (un type d'insecte) et une surface plane.

« Ce concept de réduction de la traînée à l'aide de la biomimétique pourrait être appliqué à un large éventail de scénarios du monde réel », a-t-elle affirmé. « Par exemple, la propagation de la COVID-19 pourrait être réduite en augmentant l'élévation des surfaces de quelques micromètres. Le concept de réduction de la traînée contribuerait à repousser les particules de fluide provenant des éternuements ou de la toux sur des surfaces communes comme les poignées de porte. De cette façon, les gouttelettes de fluide et les virus ne demeureraient pas sur les surfaces fréquemment touchées. »

Harini a été encadrée par son mentor, le Dr Phillip Servio de l'Université McGill, et Magy Dimitry, enseignante en sciences à LaurenHill. « Cette élève est exceptionnelle », a déclaré Mme Dimitry. « À 15 ans, elle a réalisé un projet postuniversitaire. C'est de loin l'élève la plus enthousiaste et acharnée que je connaisse. Pour réaliser son projet, elle a dû se familiariser avec certaines notions de calcul ainsi que des logiciels d'ingénierie et d'impression 3D. Elle n’a reculé devant rien. Âgée de seulement 15 ans, elle a travaillé aux côtés d'étudiants à la maîtrise et au doctorat en génie chimique à l’université McGill. 

« Harini a démontré une soif d’apprendre constante et s’est investie à fond dans son projet de recherche. Je l'ai approchée au printemps 2019 et depuis lors - même pendant l'été - elle n’a cessé d’y travailler. »

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